Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Grandes galeries et concrétions dans la grotte de la Malatière

Publié le par Lucas

Après plus de trois mois sans spéléo à cause d'un accident de canyoning, je décide d'essayer de retourner sous terre. C'est ainsi que Marion, Sylvain et moi-même choisissons de visiter la grotte de la Malatière. Il s'agit d'une cavité très connue du Doubs. Elle est réputée pour être facile (idéale pour les initiations) et très belle.

Nous nous rendons donc à Bournois, sous une pluie battante, le samedi 19 octobre. Sur place, de nombreuses voitures sont déjà présentes, ce qui témoigne d'une fréquentation importante. Le puits d'entrée, profond de 7 mètres, se situe à quelques mètres du parking en suivant un sentier. 

Grandes galeries et concrétions dans la grotte de la Malatière

Sylvain s'occupe d'équiper et Marion porte le kit repas. Pour ma part, c'est "vacances", je ne fais rien, hormis me balader et prendre des photos. Au pied du puits d'entrée, nous laissons sur notre droite l'ancienne galerie désormais interdite d'accès (et grillagée) et qui sert de zone de repos aux chauves-souris. Nous prenons la direction de la volumineuse galerie de la Cathédrale. 

Nous sommes fort surpris par la beauté de la cavité que nous pensions fortement dégradée par le nombre important de passages. Je sors mon téléphone tous les dix mètres pour faire des photos. 

La Cathédrale

La Cathédrale

Arrivés au pied de la Cathédrale, nous hésitons sur le passage à emprunter pour accéder à la salle du Pilier. Le bon chemin est une lucarne que l'on trouve en paroi de gauche de la Cathédrale et qui donne sur une étroiture et un court ressaut. Nous descendons une petite salle qui devait être très belle lors de sa découverte et nous empruntons un passage bas afin d'arriver dans la salle du Pilier. 

Le fameux "Pilier"

Le fameux "Pilier"

Une coulée d'une dizaine de mètres de haut

Une coulée d'une dizaine de mètres de haut

Nous suivons ensuite un boyau qui conduit jusqu'à une prochaine salle. Nous suivons la corniche sur la gauche et, après une courte évolution dans une galerie un peu plus humide, nous arrivons au départ de la "grande vire". Bien qu'il soit conseillé de l'équiper, l'évolution en sécurité y est si simple que nous décidons de nous abstenir. 

Ce ne sont pas les cordes qui manquent ! Les précédentes équipes ont bien travaillé !

Ce ne sont pas les cordes qui manquent ! Les précédentes équipes ont bien travaillé !

Après celle-ci, nous finissons par arriver dans les grandes galeries du Métro. Et, dès le départ, tout est superbe. Marion nous dit de ne plus faire de bruit ! L'eau qui s'écoule dans une concrétion creuse la fait résonner d'un son très clair. Et de l'eau jaillit d'un trou au plafond, tel un robinet, pour atterrir sur une stalagmite en formation. 

Grandes galeries et concrétions dans la grotte de la Malatière
Grandes galeries et concrétions dans la grotte de la Malatière

Les galeries du Métro sont de larges conduits aux parois claires et au sol sableux. Sylvain remarque que cela ressemble à Saint-Marcel d'Ardèche ! Nous choisissons donc de renommer cette cavité "Saint-Marcel de Malatière" !

Jeu d'ombre et de lumière

Jeu d'ombre et de lumière

Grandes galeries et concrétions dans la grotte de la Malatière

La progression est très agréable et ma cheville blessée tient le coup. Les quelques ressauts que nous rencontrons sont équipés en fixe. Nous croisons également les équipes qui nous ont précédés et qui font demi-tour. 

Cheminée SCV

Cheminée SCV

Nous arrivons rapidement à la fin de la topographie de cette partie de la cavité. Mais il faut savoir qu'elle se prolonge bien après celle-ci. Il faut passer par une galerie étroite, entièrement désobstruée, pour arriver dans une autre salle. Nous remarquons une étroiture en U avec une laisse d'eau boueuse. Sylvain et moi rechignons à nous y engager. Marion ne se laisse pas freiner. Elle prend son courage à deux mains et s'allonge dans l'eau froide pour franchir ce passage étroit. Elle nous crie, de l'autre côté, qu'il y a une salle et une continuation. Nous la rejoignons donc en luttant au maximum pour ne pas nous mouiller (avec un succès médiocre). 

A partir de là, et contre toute attente, nous découvrons une succession de grandes salles somptueuses, toutes séparées par quelques passages étroits désobstrués. De la rubalise au sol guide nos pas dans cet environnement fragile. 

L'une des salles "hors topo"

L'une des salles "hors topo"

Grandes galeries et concrétions dans la grotte de la Malatière

Nous arrivons au bout de la dernière salle, surpris et heureux de l'importance de cette partie non représentée sur la topo. Puis nous entamons le trajet de retour qui se fera avec pour seule difficulté un ressaut TRES glissant que nous avions sous-estimé. Heureusement aucun membre de l'équipe n'aura un petit coup de mou ! A l'extérieur, nous redécouvrons avec plaisir les nombreuses gouttes de pluie (appelé également "temps clair" en patois local). 

Conclusion de la sortie : une cavité vraiment superbe, variée et parfaitement adaptée aux initiations.

A noter : il existe également les parties de la rivière et des diaclases que nous n'avons pas visitées. 

Temps passé sous terre : 4 h 40

Grandes galeries et concrétions dans la grotte de la Malatière
Commenter cet article